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André Gervais, Quand je parle d’elle, poèmes et proses, Montréal, Québec Amérique, coll. « Mains libres », 2004, 99 p.
   
 
Ce livre est mon septième recueil de poèmes, de proses ou de poèmes et proses. Cette mixité des formes extérieures n’est pas nouvelle : voir déjà La nuit se lève, le précédent recueil.
   
 
Publié en octobre 2004, il arrive vingt ans après La raie alitée d’effets, publié en septembre 1984, le premier essai (sur l’oeuvre picturale et « littéraire » de Marcel Duchamp, un important artiste français et américain du XXe siècle), et trente ans après Trop plein pollen, le premier recueil et, en quelque sorte, le premier « livre », même s’il s’agit, en fait, d’un numéro de revue, les frères Marcel et François Hébert proposant, à partir de 1972, l’équivalence « un numéro de la revue Les herbes rouges = un recueil ».
   
 
La petite histoire de ce livre, que je raconterai peut-être un jour, commence en novembre 1992 et passe par une douzaine d’« étapes ». Comme quoi écrire et publier un livre, ce qui s’appelle un livre et dont on est partie prenante à chaque carrefour, ce sont deux gestes bien différents.
   
 
Entre, donc, La nuit se lève, le précédent recueil, et Quand je parle d’elle, le recueil actuel, il y a treize ans durant lesquels, ayant travaillé pour et sur les autres, j’ai publié exactement – mais on ne s’en rend compte qu’après coup – treize livres : livres de moi et livres faits par moi, livres de moi (sur la poésie québécoise, par exemple) et livres (de Gérald Godin, par exemple) faits par moi.
   
 
Le texte poétique, le texte narratif, le « texte » pictural d’une part (qui est celle des objets), la création, l’analyse, l’édition d’autre part (qui est celle des moyens) : voilà comment pourrait être départagé ce que je fais depuis 1971 (si je considère les plus anciens poèmes retenus), voire depuis 1969 (si je considère les débuts du travail sur Duchamp). Ce départage sera naturellement l’occasion de multiples coïncidences ou croisements, programmés ou reconnus : ainsi, last but not least, l’illustration, avec la complicité de Duchamp, de Quand je parle d’elle.
   
 
Enfin, dois-je dire le plaisir d’avoir travaillé avec les Éditions Québec Amérique : la relation, entre autres, avec le directeur littéraire, certes, mais aussi le livre dans sa matérialité (le grain et les couleurs de sa couverture, la typographie de ses pages, etc.)?
   
 
À partir d’ici, ce n’est déjà plus à moi d’aller au-delà : tel signet, avec son dispositif propre, est là, fidèle, pour le lecteur qui, désormais, voudra bien parler d’« elle ».
   
 
   
   
 
Le Musée régional du Restigouche accueille
l’artiste Suzanne Valotaire
   
 
Le Musée régional du Restigouche accueillera cet été, grâce à une subvention du Conseil des arts du Nouveau-Brunswick, l’artiste Suzanne Valotaire, dans le cadre des célébrations du Centenaire de l’incorporation de la Ville de Dalhousie.
   
 
Établie depuis 1997 à Rimouski, Suzanne Valotaire, native de Dalhousie, privilégie depuis plus de vingt ans une pratique artistique interdisciplinaire qu’on appelle la performance, c’est-à-dire la création d’événements qui impliquent la présence en action de l’artiste dans l’ici et maintenant.
   
 
Fondées au départ sur une démarche essentiellement autobiographique, les performances de Suzanne Valotaire sont aujourd’hui réalisées en fonction de contextes spécifiques et font appel pendant le processus de création à la participation concrète des autres comme source de contenu et de matière.
   
 
Suzanne Valotaire s’installera donc à Dalhousie pendant quatre semaines, à compter de la mi-juillet, afin de créer in situ (sur place) une performance intitulée « La light… », répondant ainsi à l’invitation de Jeanne Arseneault, de faire une œuvre inspirée du personnage historique de Marie-Louise Landry, gardienne de phare et femme-médecin. Madame Arseneault prépare actuellement une cérémonie en hommage aux premiers gardiens du phare de Dalhousie qui aura lieu le 20 août. Selon la tradition orale, Marie-Louise Landry dont la maison était située voisin de l’emplacement actuel du phare du Parc Inch Arran, plaçait une lampe à la fenêtre de sa maison pour guider les marins pêcheurs à bon port pendant les tempêtes.
   
 
Par sa création, Suzanne Valotaire « souhaite aussi souligner la dimension symbolique du phare et l’importance de sa présence pour les habitants qui côtoient quotidiennement cette sentinelle, sensible à sa lueur et au balayage en cercle de sa lumière ».
   
 
La population sera invitée à rencontrer l’artiste pendant son séjour en résidence à Dalhousie, à l’occasion d’une conférence sur sa démarche artistique et son travail. Ses performances ont été présentées au Québec, au Nouveau-Brunswick et à l’intérieur d’événements internationaux en France et à New York.
   
 
Suzanne Valotaire est la fille de Marie Valotaire qui habite toujours la maison des gardiens du phare de Dalhousie, James Arseneau et Denise Lavoie.
   
 
   
   
 
Dernière mise à jour : 29 février 2008
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