Retour à la page d'accueil
Pleins feux sur...
Bulletin
Contact
Plan du site
     
           
   
 
Au fil des mois, nous vous présenterons, dans cette section, les boursiers du Fonds Bas-Saint-Laurent pour les Arts et les Lettres qui ont accepté de vous livrer leurs commentaires et les expériences réalisées grâce à la bourse qu’ils et elles ont reçue.
   
 
Cet été, Éric Normand du collectif Tour de bras vous a indiqué comment la bourse a été utilisée par le collectif. Anick Fortin fait de même ce mois-ci.
   
   
 
Pénétrez l’Univers des Colons de village
  (Par Anick Fortin)
   
 
Après un premier roman qui en a fait jaser plus d’un, La Blasphème, j’ai eu l’opportunité de créer un deuxième ouvrage littéraire, intitulé Les Colons de village. Grâce à une bourse du Fonds Bas-Saint-Laurent pour les arts et les lettres, j’ai pu poursuivre mon rêve de laisser ma trace dans la littérature Québécoise.
   
 
Publiée par les Éditions Trois-Pistoles, le périple de l’écriture de mon premier roman m’a convaincue de poursuivre ma quête. De plus en plus choquante, de plus en plus crue, mais aussi parfois frappée d’une douceur amoureuse, j’essaie de retranscrire la misère des gens. Dans ce deuxième roman, qui paraîtra à la même maison vers mars 2005, je traite principalement du phénomène de la violence familiale qui perdure de génération en génération. Combien de gens croient encore qu’il est facile de la briser, cette boucle? Je devais réagir.
     
 
Dans Les colons de village, un enfant, François, se fait battre par son père. Au moment où un vieux fou du village, amoureux d’une pute, tente de venir en aide au jeune homme, celui-ci développe de plus en plus de comportements violents. Jusqu’à aller trop loin.
   
 
Ce roman va aussi loin que la réalité, même si certains voudront se convaincre du contraire. J’espère qu’il saura choquer suffisamment pour faire changer la vision des gens ancrée dans leurs fausses impressions d’harmonie totale.
   
 
C’est tout en étudiant à l’UQAR en enseignement secondaire que j’ai écrit ce récit. J’achève maintenant mes études et j’espère être un modèle de détermination pour les jeunes à qui j’enseignerai. Ce n’est pas toujours facile d’apprivoiser la création, d’être critique envers soi-même pour reconnaître un bon passage d’un mauvais, d’accepter les commentaires des gens, leur jalousie inavouée ou leurs louanges interminables. Il faut souvent travailler des qualités d’esprits qui ne nous sont pas toujours familières et, surtout, se laisser le temps de raffiner son art. Le ton et le rythme étant des éléments clés de mon écriture, j’ai dû reprendre certains passages maintes et maintes fois jusqu’à ce que j’aie trouvé la note juste. Le jour où je percevrai le processus créatif comme un boulet qu’il faut traîner sur un sol déjà trop piétiné, je ne serai plus une artiste, mais une automate des lettres.
   
 
Mais il y a tant de mots à exploiter.
   
 
À retourner.
   
 
Il y a tant à observer.
   
 
À transformer.
   
 
En dérive, dans une mer enragée, j’irai chercher la force et, dans cette force, je chercherai l’unique voix qui saura porter mes pensées jusqu’à la rive.
   
   
   
 
Dernière mise à jour : 29 février 2008
©Tous droits réservés, crcbsl.org 2003
Ce site est optimisé pour un écran de 800 x 600 sous Internet explorer