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Karina Soucy - Un film verdoyant
   
 
Mon désir de réaliser des films documentaires est né de mon espoir de comprendre un peu plus le monde qui m’entoure et d’éveiller autrui à des réalités jusque là ignorées. C’est ce qui m’a amené en Asie, où j’ai complété ma première co-réalisation, Grain de vies, un documentaire qui aborde le lien qui unit la population asiatique et leur grain de vies, le riz. À la suite de cette expérience, je me suis instinctivement tournée vers le milieu qui m’entoure, un environnement régional riche en chaleur humaine et en couleurs. Cette réflexion m’a dirigée cette fois vers Verdoyant pure laine, ma première œuvre complète que j’ai pu réaliser grâce à une bourse du Fonds Bas-Saint-Laurent pour les arts et les lettres.
   
 
Mon intention, en tournant Verdoyant pure laine, était de raconter l’importance de l’engagement communautaire pour la survie de nos petites localités, en dévoilant une partie de l’expérience de Gérald Dionne jr, le plus jeune résident permanent de l’Île Verte. Cette île au cœur du Saint-Laurent surprend par le caractère authentique qu’elle a su conserver, avec sa vingtaine de résidents permanents. La détermination de Gérald à travailler pour ce coin de nature qui l’a vu grandir m’a inspiré, mais surtout me semblait un exemple à partager afin de faire prendre conscience de toute l’importance de s’engager pour sa communauté.
   
 
Par la magie du documentaire, et de l’énergie qui s’est développée tout au long du tournage, j’ai découvert encore davantage. La générosité des participants du film m’a permis d’aborder un nouveau thème, un thème qui a teinté tout le récit de Verdoyant pure laine, soit la survie d’un mode de vie insulaire. Une vie qui semble appartenir davantage au passé qu’au futur. Une vie que j’ai découverte par le quotidien de Gérald jr, mais aussi de Mario, qui a toujours vécu à l’île.
   
 
La réalisation du documentaire Verdoyant pure laine s’est révélée une expérience riche en tant qu’apprentissage cinématographique, mais aussi au point de vue de ma démarche artistique. D’un point de vue technique, je me sens forte d’une expérience de tournage et prête à orchestrer de nouveau la gestion nécessaire à la réalisation d’un film. J’y ai expérimenté toute l’importance d’apprivoiser le processus de création, de la rédaction de ma proposition documentaire au montage final, étape ultime, et tellement exigeante. Visionner, re-visionner, choisir l’image forte, la phrase qui sonne juste.
   
 
J’ai le sentiment que Verdoyant pure laine me permettra d’aller plus loin dans ma démarche de réalisatrice. Déjà, j’ai reçu la reconnaissance de gens du milieu. À preuve, mon film a été sélectionné par les Rendez-vous du cinéma québécois 2005 et a été diffusé à Montréal dans le cadre de ce festival. J’ai également reçu un appui afin de réaliser la recherche de mes deux prochains documentaires, dont l’un que je réaliserai dans le Bas-Saint-Laurent.
   
 
J’ai aussi profité d’un bel appui de la part des gens de la région. La première régionale a eu lieu le au mois de novembre 2004, au Cinéma Princesse de Rivière-du-Loup, et cela dans le cadre du ciné-festival. Une autre diffusion a eu lieu, cette fois chez Paraloeil à Rimouski. C’était tout à propos, puisque Paraloeil a contribué à la production de Verdoyant pure laine.
   
 
   
 
 
PARTAGE À TROIS TEMPS
 
         
 
Érigée à l’occasion des fêtes du 150e anniversaire de la première messe célébrée en 1853 à Saint-Honoré, cette sculpture, intitulée Partage dès aujourd’hui et depuis, se veut un symbole de partage. Ce thème est inspiré par le passage particulier dans la municipalité de la ligne de partage des eaux entre le fleuve Saint-Laurent et le fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.
 
   
   
   
   
   
   
   
     
 
La sculpture symbolise différentes formes de partage : le partage du temps entre le passé, le présent et le futur; le partage de nos aspirations avec les gens de la communauté, avec nos familles et avec les autres générations.
 
   
   
   
   
     
 
La flèche d’eau, plante de la famille des sagittaires, est l’élément symbole de vie qui a inspiré la création de cette œuvre d’art publique. Herbacée vivace croissant en colonie, cette belle et grande plante aquatique émerge où l’eau est abondante et fleurit en été.
 
   
   
   
   
   
           
 
Les feuilles de la sculpture, en forme de flèche, indiquent les directions : celle de l’écoulement des eaux et celle du temps. Elles contiennent aussi les signes évocateurs du passé, du présent et du futur. La tige, en forme de sablier, prend racine dans un environnement aquatique. Une floraison ludique et des fruits féconds, d’où s’écoule une fine pluie, complètent la représentation de la plante.
           
 
La sculpture a été conçue et réalisée par Françoi Maltais de Pohénégamook avec la collaboration de Véronique Damboise de Saint-Honoré, et s’intègre à un circuit de sculptures extérieures dans cinq autres municipalités du Témiscouata.
           
 
Ce projet a été rendu possible grâce à la généreuse contribution des partenaires suivants :
           
   
Municipalité de Saint-Honoré
   
Fonds du Bas-Saint-Laurent pour les arts et lettres
   
Le programme Renouveau Villageois
   
CLD de la MRC de Témiscouata
   
M. Louis-Marie Beaulieu
   
BPR- Groupe Conseils
   
Les Aliments Breton
   
Les ardoises Glendyne
       
       
 
UN PEU D’HISTOIRE…
       
 
Fréquentée dès la fin du régime français par des voyageurs reliant la vallée du Saint-Laurent à l'Acadie, la municipalité de Saint-Honoré ne voit son territoire occupé qu’à partir de 1837. Les premiers habitants s’installent le long du Chemin du Portage construit en 1783. Ils en assurent l’entretien, hébergent les voyageurs ou travaillent pour le service postal. Lentement, par la suite, des agriculteurs et leurs familles s’installent de manière permanente.
       
 
La première messe est célébrée en 1853 par l’abbé Jean-Baptiste Blanchet et une mission est fondée pour desservir le canton. Vingt ans plus tard, le 24 février 1874, la mission est érigée canoniquement en paroisse. Sa population est alors d’environ 300 habitants. Saint-Honoré est la troisième plus ancienne paroisse du Témiscouata.
       
 
La municipalité est érigée civilement au 1er janvier 1881, sous le nom de municipalité du Canton d’Armand. C’est en l’honneur d’Honoré Morin, hôtelier et gardien de la poste que son nom sera changé pour celui de Saint-Honoré le 10 mai 1940. On la désigne maintenant depuis le 12 décembre 1997 par le toponyme de Saint-Honoré-de-Témiscouata.
       
 
Vivant de l’agriculture et surtout de la forêt, ses habitants connaissent des jours difficiles lors du " Grand Feu " survenu le 13 juin 1923. Une cinquantaine de bâtiments et au moins cinq moulins sont détruits, réduisant la population à la plus grande misère. La paroisse se relève néanmoins et prospère jusqu’en 1955, année où elle atteint le maximum de sa population avec 1735 personnes réparties en 272 familles.
       
 
Le blason de la paroisse ayant comme devise "Partager et Réjouir", conçu et réalisé par l’abbé Cléophas Morin, lui-même enfant de la paroisse, devient les armoiries officielles de la municipalité le 2 octobre 1972. Le gentilé Honorois et Honoroise désigne ses résidents depuis le 3 septembre 2002.
       
   
 
   
 
Dernière mise à jour : 29 février 2008
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