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Prix du patrimoine : 6e édition
     
     
 
Prix à la création : Johanne Fournier
 
Prix à la relève : Jean-Philippe Roy, Guillaume Lévesque
   
   
   
 
Prix du Patrimoine du Bas-Saint-Laurent – 2008 – Les Petits Patrimoines
   
 
Le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, en collaboration avec les Municipalités régionales de comté (MRC) du territoire, a le plaisir de présenter les sixièmes Prix du Patrimoine. Ces prix sont décernés aux deux ans. Ils visent à rendre hommage à ceux et celles qui contribuent à préserver, à mettre en valeur et à sauvegarder nos richesses patrimoniales et nos savoir-faire ancestraux.
   
 
Le théme associé aux mentions spéciales pour cette édition est Les Petits Patrimoines. 
   
 
Les petits patrimoines font souvent partie du patrimoine oublié. Il est donc urgent de mieux les connaître, pour mieux les conserver et les apprécier. Érigés le plus souvent à des fins utilitaires, ils peuvent parfois encore servir pour répondre à des besoins contemporains.
   
 
On entend par petits patrimoines, les bâtiments secondaires dont la fonction est autre que résidentielle (laiterie, hangar, grange, four à pain, etc.) ou ornement du paysage (croix de chemin, calvaire, clôture, etc.).
 
 
Ce patrimoine de proximité est lié aux activités quotidiennes et témoigne de la vie économique et sociale d’autrefois. Il illustre également les croyances populaires et les différents rites ou commémorations.
 
 
Pour plus d’informations, consultez le dépliant ou contactez le 418 722-6246.
 
   
 
   
 
   
   
 
L’artiste Johanne Fournier a reçu le Prix à la création artistique du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.
   
 
Madame Patricia Nadeau, chargée d’affaires régionales au CALQ, lui a remis une bourse de 5 000 $.
   
  Prix à la création : Johannne Fournier
 
Johanne Fournier, récipiendaire du prix
Crédit photo Catherine Vidal
   
 
Née à Matane, Johanne Fournier travaille comme cinéaste indépendante depuis près de 30 ans. Après avoir étudié en interprétation à l’École nationale de théâtre du Canada, elle se tourne vers la réalisation. Elle se joint à Vidéo Femmes, un centre de production et de distribution de Québec, où elle collabore à une trentaine d’œuvres comme scénariste, réalisatrice et monteuse, tant en fiction qu’en documentaire. L’artiste y aborde des thèmes aussi variés que le suicide, la toxicomanie, l’engagement féministe. Elle réalise deux films avec les Innus de la Côte-Nord, Montagnaises de parole et Ceux qui restent.
   
 
En 1997, Johanne Fournier quitte la ville de Québec pour revenir vivre à Matane, sa terre d’origine. C’est là qu’elle réalisera des films célébrant la vie et les réalités des gens de son pays. Larguer les amarres (coréalisé avec sa fille Catherine Vidal), Poissons et Cabines (à paraître). Documentaire critique, réflexion poétique, essais, recherche visuelle et expérimentation jalonnent son œuvre. Plusieurs de ses réalisations ont reçu des distinctions et ont été présentées dans des festivals à l’étranger.
   
 
Et comme le disait madame Fournier elle-même : « Le prix, c’est de faire ce métier depuis 30 ans. C’est surtout d’avoir pris le risque de quitter Québec, les structures de production sécurisantes, les grosses équipes de tournage pour me retrouver sur le bord de la rivière Matane. Je suis allée à la rencontre des gens d’ici qui m’ont fait confiance et permis de faire des films libres avec leur beauté et leur espérance dedans. »
   
 
 
 
   
   
 
Le Prix à la relève artistique du Bas-Saint-Laurent 2007 est remis ex-aequo à Guillaume Lévesque, réalisateur, et Jean-Philippe Roy, sculpteur.
   
 
Le prix est décerné cette année à deux artistes exceptionnels, engagés dans des démarches artistiques et des projets forts différents, et qui présentent des œuvres dont le rayonnement est déjà très important.
   
 
Guillaume Lévesque est natif de la Vallée de la Matapédia. Parti étudié à Québec, il est revenu dans la région avec la conviction profonde que le lien qui unit l’homme et son environnement est fondamental. Issu d’une formation très technique, au fil des projets, il découvre le besoin de créer et de mettre en image ses concepts personnels. Tout en précisant sa démarche artistique et en poursuivant des formations avec une ligne directrice en perfectionnement, il réalise plusieurs documentaires. Entre autres, mentionnons Entre terre et champ où le réalisateur traite du développement socio-économique des régions afin d’améliorer la qualité de vie et On perd du terrain où il est question de l’invasion touristique d’un territoire qui crée une déchirure dans le tissu social. Le jury a tenu à souligner la sensibilité de Guillaume Lévesque dans le traitement des problématiques, la progression constante dans son travail, sa vision qui conduit la réalisation au-delà du propos, son engagement important dans la communauté et conséquemment la grande portée sociale de ses films.
   
 
Guillaume Lévesque
 
Guillaume Lévesque : récipiendaire du prix
   
 
Jean-Philippe Roy s’est établi à Saint-Marcellin en 2004. Depuis 2002, c’est à travers la sculpture qu’il poursuit sa recherche. Diplômé en arts visuels de l’Université Laval, il a présenté plusieurs expositions au Québec et a aussi fait une résidence de création à Strasbourg en France en 2006. Il a reçu des bourses d’études, de création et d’excellence et il a été lauréat du prestigieux Prix Videre de Québec en 2005.
   
 
Ces sculptures de bois interpellent le rapport entre le réel et l’imaginaire et sont des œuvres « qui ne sont pas à lire, ni à comprendre comme des devinettes ou des charades. Elles ne sont pas non plus de l’ordre du spectacle. Il n’y a pas ici de début ni de fin. Le sens se construit à partir de sensations. » (Nathalie Côté, Voir, Avril 2004) Le jury a tenu à souligner le talent exceptionnel et l’esthétisme très développé de ce jeune artiste ainsi que l’envergure, l’importance et le rayonnement de ses œuvres. En persévérant dans cette démarche artistique bien définie, Jean-Philippe Roy contribue grandement à faire évoluer cette discipline artistique.
   
 
Jean-Philippe Roy
 
Jean-Philippe Roy : récipiendaire du prix
   
   
 
   
 
Pétrolia est le nouveau partenaire du Prix à la relève artistique pour trois ans et annuellement ce prix sera assorti d’une bourse de 2 000 $. Madame Isabelle Proulx, responsable du développement des affaires chez Pétrolia, a remis à chacun des lauréats une bourse de 1 000 $.
   
   
 
   
 
   
   
 
Dernière mise à jour : 29 février 2008
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